
Mme Mari Kiviniemi sera à la tête du gouvernement finlandais pendant les dix prochains mois jusqu’aux prochaines élections législatives, prévues en avril 2011. Malgré la perspective des prochaines élections, la politique gouvernementale ne devrait pas connaître de gros bouleversements.
Le parti du centre, dont elle vient de remporter la présidence, l’a désignée par une large majorité. Le parlement fera de Mari Kiviniemi la deuxième Finlandaise à accéder à ce poste. Âgée de 41 ans seulement, Kiviniemi en est déjà à son quatrième mandat de députée; elle est aussi une ministre expérimentée. Avant d’occuper le poste de ministre des collectivités locales dans l’actuel gouvernement, elle fut brièvement ministre du commerce extérieur et du développement.
L’objectif du gouvernement est de renforcer la compétitivité de la Finlande et de promouvoir les techologies vertes. Il commence son travail dans un contexte où les effets d’une crise économique mondiale sont visibles et où le développement économique international reste encore incertain.
Selon les estimations, le déficit public dépassera la limite des 3% en 2010. L’objectif du gouvernement est cependant que la Finlande figure parmi les premiers pays de la zone euro à ramener son déficit public dans les limites des critères du pacte de stabilité et de croissance de l’Union européenne.
Les principaux éléments d’une reprise économique sont la stimulation de la croissance, l’amélioration de la productivité, le prolongement des carrières et les réformes visant à augmenter le nombre d’emplois, la réforme structurelle de la fiscalité pour permettre une augmentation des revenus fiscaux et la réduction des dépenses. L’objectif est de créer le cadre d’une croissance économique plus rapide et d’un taux d’emploi plus élevé dans tout le pays.
L’accent sera mis davantage sur la commercialisation et la globalisation des résultats des activités de recherce, de développement et d’innovation. La création de marchés innovants surtout dans le domaine des techologies vertes sera poursuivie.
Les projets législatifs engagés par le paquet “énergie renouvelable” dont l’objectif est d’augmenter la part des énergies renouvelables du 28% à 38% dans les dix années à venir seront réalisés et des décisions définitives sur le financement du paquet seront prises.
Le développement de la fiscalité prendra en compte la croissance économique et de l’emploi, le développement durable ainsi que la croissance des revenus fiscaux et l’élargissement de l’assiette fiscale.
Les mesures prévues par le programme de lutte contre l’économie grise seront réalisées. Les mesures les plus urgentes consistent à étendre l’obligation de notification du commanditaire de l’appel d’offre du secteur de la construction, renforcer la responsabilité fiscale des employés envoyés à l’étranger, rendre possible la comparaison des donnés de l’administration fiscale dans les établissements de crédit et intégrer les données conformément à la loi sur la responsabilité du commanditaire dans un registre public.
La réforme fiscale écologique sera poursuivie en rendant les impôts sur l’energie dépendants des critères environnementaux. L’utilisation des carburants renouvelables et des voitures moins polluantes sera encouragée.
Les changements dans les marchés du travail et la vie professionnelle causés par le partage du travail au niveau mondial accentuent aujourd’hui davantage l’importance et la nécessité d’une coopération. Un système fonctionnel, où les décisions sont prises d’un commun accord, offre un avantage compétitif. Ainsi, les réalités de la globalisation et du vieillissement de la population sont prises en compte.